Permanences au presbytère de Septeuil

Père Joseph : le jeudi

de 10 h à 12 h

Accueil : Mardi-mercredi-vendredi
14 h 30 à 17 h
Jeudi
10h à 12h de 14 h 30 à 17 h

 

Messes de la semaine

Mercredi
16 h 30 à la résidence L. Bellan de Septeuil.
Jeudi
8 h 45 messe à l’église de Septeuil
Vendredi
17 h à la clinique de Goussonville

Arnouville-les-Mantes

78790 - Arnouville-lès-Mantes
864 habitants

Église Saint-Aignan
XIIe, XVIe, XVIIe siècle
Capacité : 300 places assises

Horaires des messes :

Dimanche 11 h

 


La construction de l’église est entreprise au XIIe siècle. Une tradition populaire, qu’aucun élément ne vient confirmer, en attribue pourtant l’édification à Blanche de Castille au cours du siècle suivant. L’église a subi de nombreuses modifications notamment au XVIe et XIXe siècle. La nef est flanquée de deux collatéraux dont les travées sont couvertes en bâtière. Le clocher-porche, de plan carré, flanqué de contreforts d’angles, est construit en 1690. Plusieurs fois restauré, il est coiffé d’un toit pyramidal en ardoise, qui contraste avec le reste de l’édifice en tuile.

HISTORIQUE

Ancienne dépendance de l’abbaye parisienne de St Germain-des-Prés au temps de Charlemagne, Arnouville est cité dans le polyptique de l’abbé Irminon, au IXe siècle. L’agglomération aurait été érigée en paroisse dès 978, et la dîme de son église donnée par la comtesse Letgarde à l’église Notre-Dame de Mantes. Binanville, écart d’Arnouville, est mentionné dans un diplôme mérovingien connu sous le nom de Papyrus d’Arthies. A l’époque féodale, Arnouville compte trois châteaux : Binanville, le principal au nord, Souville, dont il ne subsiste rien, au sud et le Manoir, dans le village. Les principales familles seigneuriales de Binanville et d’Arnouville sont les Morainvilliers aux XVe et XVIe siècles et les d’Abos du XVIe siècle jusqu’à la Révolution. Les familles Grandrue, Guincheux, Hermant, Kerquifinen, des Landes, Lesueur et Vipart sont également citées. En 1926, est officialisé la double dénomination d’Arnouville-lès-Mantes, communément en usage depuis longtemps, pour distinguer la commune d’avec celle d’Arnouville-lès-Gonesse, alors toutes deux dans le même département de Seine-et-Oise.

Extrait de Le patrimoine des communes des Yvelines Flohic éditions Tome I page 233

Aignan, défenseur de la cité d’Orléans

On sait finalement peu de choses sur cet évêque d’Orléans, devenu saint patron de la ville et du diocèse, et dont le souvenir nous est parvenu à travers les siècles. Les quelques récits de sa vie le font naître vers l’an 388 à Vienne, dans le Dauphiné : c’est en effet un évêque septuagénaire qui se retrouve seul pour prendre la défense de la ville d’Orléans lorsqu’elle est menacée par les Huns au Ve siècle.

En ces temps d’invasions barbares, alors que l’empire romain est en pleine décadence, les responsables religieux ont un rôle politique déterminant : ce sont souvent eux qui négocient avec l’ennemi quand leurs villes sont assiégées. L’influence de l’évêque est donc grande auprès de la population orléanaise, qu’il exhorte à la prière lorsque se profile la menace d’Attila et de ses troupes au printemps 451. Surnommé le "Fléau de Dieu" par Grégoire de Tours un siècle plus tard, Attila est précédé d’une terrible réputation : n’a-t-il pas fait incendier la ville de Metz le 7 avril 451 ?

Il est bien difficile de démêler la vérité historique du merveilleux et du légendaire dans les récits du siège et de la victoire d’Aignan sur les Huns. Aignan serait parti pour Arles afin d’obtenir de l’aide des légions romaines ; il aurait demandé au patrice romain Aetius d’arriver au secours de la ville avant le 14 juin, puis fort de la promesse d’Aetius de se mettre en route rapidement, il s’en serait retourné à Orléans. Les Huns font alors le siège de la ville et s’attaquent aux murailles de la cité.

Le 14 juin 451, conformément à la prophétie d’Aignan, la ville est envahie par les Huns qui rassemblent les habitants et leurs richesses pour se partager le butin. L’évêque serait alors apparu en songe à un officier d’Aetius, dont l’armée était enfin proche d’Orléans. A la vue des légions romaines, Attila se replie et la ville est libérée.

Aignan meurt peu de temps après, le 17 novembre 453. Sa confiance en Dieu et le courage dont il a fait preuve lui vaudront d’être choisi comme protecteur de la ville et du diocèse. Depuis ses reliques sont conservées dans l’église Saint-Aignan et particulièrement vénérées lors des fêtes de Saint-Aignan, le 17 novembre de chaque année.

 

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