Permanences au presbytère de Septeuil

Père Joseph : le jeudi

de 10 h à 12 h

Accueil : Mardi-mercredi-vendredi
14 h 30 à 17 h
Jeudi
10h à 12h de 14 h 30 à 17 h

 

Messes de la semaine

Mercredi
16 h 30 à la résidence L. Bellan de Septeuil.
Jeudi
8 h 45 messe à l’église de Septeuil
Vendredi
17 h à la clinique de Goussonville

Courgent

78790 Courgent 
387 habitants - Mairie 01 30 93 41 90
Église Sainte Clotilde
XIVe siècle pierre
Capacité : 134 places assises

Horaires des messes :

5e dimanche 9 h 30

 


Composée d’une nef unique, cette église est surmontée d’une tour carrée terminée par un clocher effilé, l’ensemble étant couvert d’ardoise selon d’une pratique parfois appelée d’ « avraise », car l’origine de ce type de construction se trouverait dans la vallée de l’Avre, affluent de l’Eure qui sert jadis de frontière sud au duché de Normandie.

Au début du XXe siècle, l’église aurait inspiré à Paul Delmer une chanson devenue célèbre qui commence ainsi : « Je sais une église au fond d’un hameau, dont le fin clocher se mise dans l’eau pure d’une rivière… »
La voûte de la nef, lambrissée, a la forme d’une carène de navire inversée. Aucun élément ne marque le passage de la nef au chœur. Parmi les statues qui ornent l’église se trouve une Vierge et un saint Antoine représenté avec son cochon.
HISTORIQUE : Courgent est mentionné pour la première fois dans une charte de 1195 où un certain Nivard de Courgent est témoin d’une donation en faveur de l’église de Chartres. Au XIII° siècle, le comte de Dreux et de Montfort y exerce la justice. Au XVIIe siècle, la terre de Courgent est entre les mains de la famille Vialard qui possède également la Forêt de Civry. Au XVIIIe siècle, la seigneurie passe à Monsieur de Colbert puis au comte d’Eu. Au moment de la Révolution, Courgent, qui fait partie de l’élection de Mantes, relève du canton de Septeuil puis est rattaché à Houdan en 1802. Un pèlerinage en l’honneur de Ste Clotilde attire chaque année une foule considérable jusqu’au début du XXe siècle. Le village est habité par la famille Flameng qui connaît, au XIXe siècle, une certaine notoriété dans le monde de la peinture. Dans le cimetière reposent les corps six aviateurs australiens de la Royal Australian Air Force et un aviateur britanique de la Royal Air Force. Ils se sont écrasés dans la nuit du 8 juillet 1944.sur le territoire de Courgent. A la fin du XXe siècle, le caractère pittoresque du village attire des amateurs d’art qui y possèdent souvent des résidences secondaires.

0pus cité page 301

Sainte Clotilde

était fille de Chilpéric, roi catholique d'une partie de la Bourgogne, et nièce du prince arien Gondebaud. Appelée par Dieu à la grande mission du salut de la France, elle fut élevée au palais de son oncle, assassin de sa famille. La mère de Clotilde avait déposé dans son coeur, avec la foi, les germes de la piété; aussi, dans une cour hérétique, sut-elle résister à toutes les sollicitations de Gondebaud et conserver la foi de son baptême.
Clovis, roi des Francs, entendit parler de la beauté, des vertus et de toutes les grandes qualités de la jeune princesse et la fit demander en mariage à Gondebaud, qui n'osa la refuser. Le mariage eut lieu en 493. Clotilde comprit qu'elle n'avait été appelée à partager le trône d'un roi païen que pour remplir les vues de Dieu sur un peuple généreux mais non éclairé de la lumière de l'Évangile.

Elle eut soin de gagner les bonnes grâces d'un époux magnanime, mais violent et barbare; elle usa de son influence pour lui parler de Jésus-Christ. Clovis l'écoutait avec intérêt; toutefois, il ne se hâtait pas; il lui permit cependant de faire célébrer le culte catholique dans le palais et consentit au baptême de son premier-né. Clotilde mettait sur la tête de cet enfant toutes ses espérances pour la conversion de son peuple, quand Dieu, dont les desseins sont impénétrables, le ravit à la terre. A la colère du roi, à ses reproches, la douce reine répondit: "Je remercie Dieu de ce qu'Il m'a jugée digne de mettre au monde un fils qui est maintenant dans le Ciel." Un second enfant fut baptisé encore et tomba malade. Nouvelle et plus terrible colère de Clovis; mais les prières de Clotilde furent entendues, et Dieu envoya des Anges guérir tout à coup le petit agonisant. Le moment de la grâce était venu.

A la bataille de Tolbiac, après un choc terrible, les Francs pliaient, quand Clovis, dans une illumination soudaine, s'écria: "Dieu de Clotilde, donne-moi la victoire et Tu seras mon Dieu!" Le courage renaît à ses soldats et bientôt la victoire des Francs est complète. Peu après, Clovis était baptisé par saint Rémi, à Reims; ce fut le signal du baptême de la nation entière.
Clovis mourut en 511, à l'âge de quarante-cinq ans, et Clotilde, dégoûtée du monde, éprouvée dans ses enfants, quitta bientôt la cour pour aller finir sa vie dans les larmes, les prières les aumônes, au fond d'un couvent. Prévenue du jour de sa mort, elle fit venir ses enfants, leur adressa ses dernières recommandations, et alla recevoir au Ciel sa récompense, le 3 juin 545.

 

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