Permanences au presbytère de Septeuil

Père Joseph : le jeudi

de 10 h à 12 h

Accueil : Mardi-mercredi-vendredi
14 h 30 à 17 h
Jeudi
10h à 12h de 14 h 30 à 17 h

 

Messes de la semaine

Mercredi
16 h 30 à la résidence L. Bellan de Septeuil.
Jeudi
8 h 45 messe à l’église de Septeuil
Vendredi
17 h à la clinique de Goussonville

Goussonville

78930 Goussonville
615 habitants

Église Saint Denis
XIIIe et XV° siècle - pierre
Capacité : 160 places assises

Horaires des messes :

4e dimanche (avril, mai, juin, septembre) 9 h 30

 


HISTORIQUE

Goussonville est cité dans une charte donnée en 832 par l’empereur Louis le Débonnaire, au sujet de redevances perçues par l’abbaye de St Denis. La tradition locale fait état d’une ancienne forteresse du comte Galeran de Meulan, construite sur un point culminant de la commune dominant la vallée de Senneville et le chemin de Mantes, le Château Lourdon. De 1426 jusqu’à la veille de la Révolution, la seigneurie de Goussonville appartient à la même famille de Hallot, probablement par une alliance avec les Hargeville, puissants dans la région. C’est à eux que Goussonville doit son château, l’embellissement de son église, et surtout le lavoir-abreuvoir édifié pour l’amélioration de la distribution d’eau aux habitants. Le dernier comte de Hallot, officier aux Gardes françaises, vend sa terre en 1786 à un provençal, le comte de Séran. Ce dernier est déclaré émigré en l’An II et ses terres sont vendues. Rentré en possession de ses biens, il devient ensuite maire de Goussonville et entre en 1824 au conseil général de Seine et Oise. Bien qu’ayant prêté le serment requis à la Constitution civile du clergé en 1790, le nouveau curé Melchior Grandjean, arrivé à Goussonville en 1782, est arrêté par un conventionnel pour propos jugés contre-révolutionnaire. Traduit devant le tribunal révolutionnaire, il est condamné à mort le 13 Juillet 1794 et exécuté le jour même.

Opus cité p. 253

L’église Saint-Denis dont le vocable est hérité de l’appartenance de domaine de l’abbaye de Saint-Denis au IX° siècle, est attenante au château auquel elle tient initialement lieu de chapelle. Elle comprend une nef centrale à chevet plat, avec un unique bas-côté méridional et une porte latérale percée au XVI° siècle. L’épaisseur des massifs de piles qui soutiennent le clocher, au milieu de la nef, signale que ce dernier est probablement plus élancé à l’origine : très court et trapu, le clocher actuel en bâtière est couvert de tuiles.

L'architecture de l'église est un mélange d'art roman et d'artgothique. La construction et les remaniements successifs s'échelonnent du XI°, au XVI° siècle : le choeur carré date du XI°, la base du clocher début du XIII°, sa voûte du XVI°, la nef du XIV°, le collatéral sud, où se situe l'Autel de la Vierge du XIII° siècle, et toutes les baies, à l'origine en forme d'ogive, du XVI° siècle.

La face interne du chevet est ornée d'un retable du XVII° siècle représentant Saint Denis avant sa décollation. Cette église attenante au château a bénéficié des libéralités de la famille "de Hallot'; seigneurs de 1447 à 1791. Sur les murs a été découvert la litre ornée de leurs armoiries. Presque tous y furent inhumés. Au fond de la nef, la famille seigneuriale assistait aux offices, du haut du balcon qui a été obstrué (le rebord est visible).

Saint Denis est un personnage important dans l'histoire parisienne puisqu'il amena le christianisme dans la capitale et que cette religion eût un rôle considérable sur la manière dont la ville s'est développée. Son histoire est très liée à celle de Montmartre.

Qui est saint Denis ?Il semblerait qu'on n'en sache trop rien; plusieurs théories s'affrontent et aucune ne semble très solide: La première hypothèse en fait saint Denis l'Aéropagite d'Athènes, disciple de saint Paul (celui de la Bible). Comme saint Denis serait mort vers 250, il semble pour le moins improbable qu'il ait fréquenté quelqu'un qui vivait 2 siècles avant lui. Selon une autre hypothèse, il serait l'envoyé du pape saint Clément, évèque de Rome. Comme ce pape régna au Ier siècle, cette théorie ne tient pas plus que la précédente. Enfin la dernière théorie annonce qu'il faisait partie d'un groupe de sept évèques envoyés par Rome au IIIe siècle pour évangéliser le pays. Il ne semble pas qu'il y ait de textes de l'époque qui étayent cette version bien qu'elle soit encore la plus crédible des trois.

L’Histoire

Lorsque Denis arriva à Paris, il y eut de nombreuses conversions au christianisme au point que les prêtres des autres religions s'en inquiétèrent. Ils demandèrent donc l'intervention de l'empereur Domitien à Rome qui envoya des troupes à Paris. Denis et deux de ses compagnons (saint Rustique et saint Éleuthère) sont arrêtés avec de nombreux chrétiens et présentés au prévôt Sisinnius Fesceninus. Celui-ci leur demande de se soumettre à l'autorité de l'empereur mais les trois prêtres refusent. Les tortures n'y faisant rien, le prévôt ordonne finalement leur exécution au sommet de la butte Montmartre (à l'extérieur de la ville donc). En fait les légionnaires n'attendront pas d'arriver au sommet mais décapiteront Denis à mi-chemin de la pente. Les corps devaient ensuite être jetés dans la Seine mais une femme chrétienne s'en empara (vraisemblablement la Catulla dont il est fait mention dans la légende, voir ci-dessous) et les inhuma selon les rites chrétiens. Selon certains textes, il semblerait qu'un bon nombre de chrétiens fût massacré dans la ville et alentours au moment de l'exécution du saint.

La légende

Les détails de l'histoire de saint Denis apparaissent vers le V° siècle et sont souvent utilisés par la prêtrise parisienne au fil des siècles qui suivent. La version habituelle de la légende est celle qui figure dans la Vie des Saints de Jacques de Voragine (XIIIe siècle). La voici à quelques détails près: Denis, Éleuthère et Rustique sont arrêtés dans une carrière du faubourg Saint-Jacques. Ils sont incarcérés dans la prison de Glaucus (située au niveau de l'actuel marché aux fleurs sur l'île de la Cité). Ils sont ensuite torturés à la pointe amont (est) de l'île puis condamnés à être décapités devant le temple de Mercure (au sommet de la butte Montmartre). Les soldats renonçant à monter jusqu'au sommet exécutent leurs victimes à mi-chemin de la pente (au niveau de l'actuelle rue Yvonne-le-Tac, 18è arrondissement). Une fois décapité, saint Denis se relève, ramasse sa tête et continue à grimper la butte guidé par un ange. Il fait une pause pour laver sa tête à une source puis poursuit sa route jusqu'à l'actuelle ville de Saint-Denis (6 km quand même) où il tombe finalement aux pieds de la veuve Catulla. Celle-ci le fait enterrer et du blé pousse immédiatement sur sa tombe. Sainte Geneviève y fera édifier une basilique au V°. La basilique Saint-Denis (le bâtiment actuel date du XIIe siècle, mais a été agrandi aux XIV° et XVI, mutilé pendant la Révolution et restauré par Viollet-le-Duc au XIX) est toujours là et est ouverte à la visite. De nombreux rois de France y ont été inhumés (mais les corps ont été enlevés pendant la Révolution). Même mort, Denis reste à l'origine de plusieurs miracles :

  • Apparaissant sous la forme d'une colombe à Rieule, prêtre célébrant une messe en Arles, il inscrit son nom sur la poitrine de ce dernier en lettres de sang. Le prêtre se rend alors à Paris où il convertit le gouverneur Quintilien au christianisme.
  • Il apparaît dans un rêve du roi Dagobert et le défend contre des démons.
  • Il défend sa tombe contre un soldat pillard qui y était grimpé pour voler une colombe d'or suspendue au-dessus. Le soldat glisse, s'écrase les testicules sur la tombe puis tombe sur sa lance qui le transperce. Ce genre d'histoire est assez courant à l'époque et permettait de décourager les pilleurs d'églises.
  • La légende de Denis était également très populaire en Europe et notamment en Allemagne où des moines annoncèrent en 1049 qu'ils avaient retrouvé son tombeau (en Allemagne). Une source coulait de la tombe et son eau avait la réputation de guérir de la syphillis (le mal français comme l'appelaient les allemands).
  • A Paris, saint Denis était supposé intervenir pour les maux de tête et les morsures de chiens enragés

 

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